Mario Dondero

  Né le 6 mai 1928 à Milan mais d’origine génoise, Mario Dondero est photojournaliste de profession et a longtemps travaillé dans la presse écrite. Encore tout jeune adolescent, il participe pendant la guerre à la Résistance dans le Nord de l’Italie. Après la guerre, il s’oriente vers un journalisme à caractère social en collaborant avec divers quotidiens de la presse italienne tels que «L’Unità», «L’Avanti», «Milano Sera», ou encore le magazine «Le Ore» qui lance le slogan «une photographie vaut 1000 mots». Il fait alors partie du groupe dit des «Jamaïcains» à Milan, du nom du Bar Giamaica, rendez-vous de nombreux artistes et intellectuels d’alors.

  Il s’installe en 1955 à Paris où il continuera à collaborer aussi bien avec la presse italienne (notamment, «l’Espresso», «Epoca») que française («Le Monde», «Le Nouvel Observateur»).

 Sa fréquentation des milieux intellectuels parisiens sera immortalisée par sa célèbre photographie des écrivains du Nouveau Roman qui regroupe Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Claude Mauriac, Jérôme Lindon, Robert Pinget, Samuel Beckett, Nathalie Sarraute et Claude Ollier, photographie qui, selon Alain Robbe-Grillet, a cristallisé l’apparition du mouvement dit du «Nouveau Roman».

 Cette époque marque également les débuts d’une fructueuse collaboration avec le tout jeune magazine «Jeune Afrique» et d’autres revues traitant des problématiques africaines qui donneront à Mario Dondero l’occasion de connaître profondément ce continent. Il continuera pendant des années à le fréquenter tout comme d’autres zones du monde, telle que l’Amérique Latine, Cuba, l’URSS puis et plus récemment, le Canada en 2000, l’Afghanistan en 2004 avec l’association humanitaire Emergency et la Russie en 2006.

  Il se lie d’amitié et fait le portrait de nombreux écrivains, artistes, acteurs et intellectuels, parmi lesquels Pablo Picasso, Man Ray, Francis Bacon, Alberto Giacometti, Cy Twombly, Giorgio De Chirico, Giuseppe Ungaretti, Maria Callas, Yves Montant, Léo Ferré, Serge Reggiani, Georges Brassens, Barbara, Serge Gainsbourg, Juliette Greco, Francis Lemarque, Orson Welles, Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Luchino Visconti, Pier Paolo Pasolini, Laura Betti, Gérard Philippe, Simone Signoret, Jean Seberg, Isabelle Huppert, Vittorio Gassman, Roman Polanski, Dario Fo, Roger Planchon, Armand Gatti, Aimé Césaire, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Günther Grass, William Saroyan, Pablo Neruda, Gabriel Garcia Marquez, Miguel Angel Asturia, Jorge Amado, Max Frisch, Louis Aragon, Jean Genet, Allen Ginsberg, Roland Topor, Daniel Pennac, Jeshar Kemal, Janis Kounellis, Yevgeny Yevtushenko, Patricia Highsmith, André Malraux, Eugène Ionesco, Arthur Adamov, Elsa Morante, Alberto Moravia, Françoise Sagan.

  Par ailleurs, très engagé politiquement, il photographie de nombreux personnages publics tels l’Abbé Pierre, Jean-Yves Gontard, Fidel Castro, Deng Xiaoping, Ahmed Ben Bella, Hailé Séllasié, Pierre Mendès-France, Jacques Duclos, François Mitterand, Robert Badinter, John F. Kennedy, Nikita Khrouchtchev, Mikhaïl Gorbatchev, Willy Brandt, etc.

  Aujourd’hui encore, il poursuit son activité en Italie (il habite à Fermo, dans la région des Marches) tout en voyageant régulièrement au gré de ses reportages, collaborant notamment avec le quotidien «La Repubblica» et «Il diario della settimana». De nombreuses expositions lui sont régulièrement consacrées, en Italie et à l’étranger, notamment à Paris en 2006, Bruxelles en 2009 et Londres en 2011. En 2002, il fait partie du Jury international du 24ème Festival de cinéma des Trois Continents de Nantes.

  Il est l’auteur d’une photographie humaine, refusant les effets spectaculaires, et respectueuse de l’immédiateté et de la simplicité du réel. Profondément marqué par Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, son travail révèle un profond engagement social. Il est également l’auteur de différents documentaires pour la télévision comme pour le cinéma.

  Parmi ses amis photographes figurent notamment Willy Ronis, Guy le Querrec, Frank Horwat, Leo Matiz, Ugo Mulas, Gianni Berengo Gardin et Mario Giacomelli.

  En 1985, il a reçu le Prix Scanno, équivalent italien du prix Nobel, pour son travail photographique.

  Une monographie consacrée à Mario Dondero, sous la direction de Simona Guerra (la nièce de Mario Giacomelli), vient de paraître en mai 2011 aux Editions Bruno Mondadori.

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